Beandeau menu

L’Histoire par thèmes

Petite histoire de la lingerie et de notre « rapport au corps »

Autrefois appelée linge de corps parfois qualifiée de dessous, le terme « lingerie » a longtemps désigné les sous-vêtements féminins, même si depuis les années 1990 certains sous-vêtements masculins peuvent aussi entrer dans cette définition.
Porter des sous-vêtements, une chemise de nuit, quoi de plus « normal » ? Cela n’a pas toujours été le cas. Nos sous-vêtements, ou leur absence, nous donne beaucoup d’informations sur le rapport que la société entretient avec le corps, l’hygiène, le regard que l’on porte sur soi et mais aussi les contraintes qu’imposent les classes sociales, suivant les époques.
Bouts de tissu parfois minuscules mais éléments primordiaux de nos garde-robes, la lingerie en dit long sur l’évolution de nos sociétés.
Ouvrons donc les tiroirs de nos aïeux pour aller voir ce qu’ils nous révèlent…

Camisole

David Ring - Wikimedia

Microscope

De la propreté à l’hygiène, quelle Histoire !

L’eau est un élément sacré. Les ablutions ont très tôt été considérées comme un rituel religieux lié à la recherche de la pureté spirituelle. Mais, apparues dans des contrées chaudes, les premières civilisations (Mésopotamie, Egypte, Grèce) ont très tôt pratiqué la toilette et l’art du bain (dont les romains se feront les champions) qui perdureront jusqu’au XIVème siècle. La peste noire va changer notre vison du « propre ». Se laver, contrairement au Moyen Âge, n’est plus une habitude ni un plaisir. Evidemment, la santé en pâtit.
Heureusement, Louis Pasteur, au XIXème siècle, en révélant la présence des microbes, va nous aider à les combattre par l’hygiène. Et améliorer notre santé et notre espérance de vie.
Mais aujourd’hui, « propre » est-il synonyme de « sain » et bon pour l’environnement ?
Propre, sale, hygiène, sain, sont autant de notions qui révèlent notre vision du monde, nos mentalités et notre compréhension de l’Environnement.

Histoire de l’avortement : délit, crime ou droit ?

Toléré, réprouvé, légalisé, c’est une longue histoire que celle de l’avortement. L’année 2025 va célébrer le cinquantenaire de la Loi Veil qui dépénalisa l’avortement en France.
Jusqu’au XIXème siècle, l’avortement a été réprouvé mais peu sanctionné car il était bien difficile de faire la distinction entre un avortement et une fausse-couche. L’attitude de la société n’a pas toujours été la même suivant la place que l’on donne au fœtus. L’Eglise et le Droit ont des réponses différentes, les politiques natalistes des objectifs peu éthiques, la médecine moderne donne une nouvelle vision du fœtus…
Il faudra attendre la fin du XXème siècle pour voir la légalisation de l’avortement et de la contraception et la fin des décès des femmes lors des avortements clandestins.
Et au XXIème siècle, son inscription dans la Constitution comme un Droit des femmes.

Passerelle Marie-Claire

Photo : Clicsouris - Wikimedia

L’enfant au Moyen-Âge : « si Dieu lui prête vie »

La christianisation de l’Occident ainsi que les traditions et comportement des peuples dits « barbares » changent le regard que l’on porte sur l’enfant au Moyen-Âge, en Europe occidentale sous l’Empire romain. Il n’est plus un gêneur que l’on a le droit d’abandonner, de frapper ou de sacrifier, mais, à l’exemple de l’enfant Jésus, il est regardé dans sa fragilité et son innocence comme un « enfant de Dieu » s’il est baptisé. La famille et l’Eglise jouent un rôle central dans l’éducation et les rôles sociaux des enfants, selon les classes sociales. Bien que considérés comme de petits adultes qui doivent assumer des responsabilités très tôt, ils sont beaucoup plus choyés et aimés que lors des époques qui succèderont au Moyen Âge. 

 

 

Photo : {BnF | PASSERELLE[S]